samedi 28 juin 2014

Clafoutis un peu poivré de fraises à la menthe


C'est depuis l'année dernière que j'ai découvert le clafoutis de fraises à la menthe après m'être exclusivement limitée aux cerises. Ben vous savez quoi? Avec des fraises c'est vachement bon!

Mais après plusieurs fois, il a fallu que je me rende à l'évidence, je n'aimais pas trop la texture de la pâte... et j'avais envie d'y rajouter une touche personnelle. La base de la recette de "Aux délices des gourmets" est restée, mais la recette de la pâte est celle de mon vieux Croqu'menus datant de mes cours de cuisine à l'école (hop! nouveau coup de vieux!). Quant à mon adjonction, j'ai opté pour du poivre du Sichuan, à la saveur légèrement piquante mais surtout douce et citronnée.

Ce qu'il nous faut


500gr de fraises
6-8 feuilles de menthe
le zeste râpé d'un citron
1 cc de baies de poivre du Sichuan

pour la pâte:
2 cs de farine
3 cs de sucre
1 cc de sucre vanillé (ou vaniilliné)
3 oeufs
3 dl de lait

Comment on procède


La veille (ou au moins 1-2 heures avant cuisson), mélanger les fraises (coupées en 2 ou 4) avec la menthe hachée, le zeste râpé et les baies de poivre du Sichuan préalablement réduites en poudre à l'aide d'un mortier.

Pour la pâte, commencer par mélanger tous les éléments solides, à savoir la farine, le sucre et le sucre vanillé (fait maison, pour ma part). Battre les oeufs pour les rendre bien mousseux, y ajouter le lait puis les solides petit à petit.

Graisser un plat à gratin (ou à soufflé), y répartir le mélange de fraises, y couler la pâte et mettre au four environ 40 minutes à 180°. Le clafoutis est prêt quand la pâte a entièrement pris. Si c'est le cas avant les 40 minutes, sortir le clafoutis sans attendre, il en sera meilleur!

Un clafoutis peut se déguster tiède ou froid mais il vaut mieux ne pas le préparer trop à l'avance si on veut conserver une pâte bien fondante.


jeudi 19 juin 2014

Confitures de fraise en folie

La fin du printemps est une période délicieuse où les petits fruits se succèdent, pour le plus grand plaisir de nos papilles. C’est aussi une période où mon nombre d’heures de cuisine s’accroît nettement. C’est qu’il ne faudrait pas laisser perdre mes précieuses récoltes issues du verger des beaux-parents ou des champs en self-service de la région!
Clafoutis, tartes, glaces, sorbets mais surtout gelées et confitures sortent de ma cuisine, et c’est des dernières que l’on parlera aujourd’hui pour rendre hommage aux fraises avant que la saison se termine.
Faire des confitures, ce n’est pas bien compliqué même si on peut toujours les rater. Mais mon dada à moi c’est de sortir des sentiers battus et de réaliser des mélanges de saveurs que l’on ne retrouvera pas dans les pots du commerce (sinon quel intérêt ?). Hormis la recette de base de la confiture, c’est donc quelques idées de mélanges que je vous propose aujourd’hui.

Confiture de fraise – ma recette de base

Des fraises
500-700gr de sucre par kilo de fraises
Un bon trait de jus de citron
Des bocaux en verre
Attention, cette recette se fait sur deux jours car on va laisser les fruits macérer dans le sucre durant une nuit minimum.
On commence par laver les fraises AVANT de les couper, ça évite de les gorger d’eau inutilement. Puis on les équeute et les coupe en 2 ou 4 selon la taille. On peut aussi les garder entières si elles sont vraiment petites. Peser la quantité finale.
Mettre les fraises dans un saladier et ajouter le sucre selon les quantités souhaitées (et le poids des fraises évidemment). Plus de sucre donne une plus grande durée de conservation, mais on obtient d’excellentes confitures même avec un taux de sucre diminué. On ajoute également à ce stade le jus de citron ainsi que tout autre élément (épices, zestes, autre fruit…) en cas de mélange de saveurs.
Mélanger la préparation et mettre au frigo pendant minimum une nuit. Le lendemain, tout ou partie du sucre aura fondu au contact des fruits.
Le lendemain donc, mettre le mélange dans une casserole, de préférence à fond épais. Si vous avez l’occasion d’utiliser une bassine en cuivre, il est connu que le contact de ce métal permet à la pectine des fruits (la substance qui fait « tenir » les confitures) de faire pleinement effet. Pour les autres, le citron est là pour cela, c’est lui qui agira sur la pectine des fruits (et les fraises en sont riches, ça tombe bien).
Cuire la confiture à très petit bouillon en remuant régulièrement pour qu’elle n’attache pas jusqu’à obtenir la consistance de la confiture voulue. Pour tester la consistance, on peut déposer une cuillerée du mélange dans une sous-tasse préalablement mise au frais dans le bac à glace. Si la préparation fige, on est bons.
Remplir des pots en verre préalablement lavés et stérilisés et conservés dans de l’eau très chaude pour éviter le choc de température. Fermer les pots solidement et les retourner sur le couvercle quelques minutes avant de les laisser refroidir dans le bon sens.

Et maintenant on s’amuse un peu…

La confiture de fraise toute simple, c’est bon, mais on peut aussi l’égailler un peu avec des mélanges plus ou moins insolites (mais toujours bons ;)). Voici quelques-unes de mes expérimentations probantes.
Fraise - rhubarbe
Un grand classique. On ajoutera la rhubarbe à raison de ¾ du poids des fraises. Saviez-vous que la rhubarbe est un légume ?
Fraise - menthe
Hacher et ajouter 6-8 feuilles de menthe par kilo de fraises. L’association de la menthe à la fraise donne un goût un peu moins doux et un peu plus frais.
Fraise - basilic
Hacher et ajouter 4-5 feuilles de basilic par kilo de fraises. Le basilic ne se sent pas beaucoup après cuisson, par contre il relève le goût des fraises qui devient encore plus prononcé.
Fraise - mélisse
Hacher et ajouter 6-8 feuilles de mélisse par kilo de fraises. Là aussi, le goût sera plus frais et légèrement citronné. Un délice.
Fraise - lime - poivre de Sichuan
Râper et ajouter le zeste de deux limes par kilo de fraises et ajouter le jus de l’un d’eux. Ecraser et ajouter environ 2cc de baises de poivre. La confiture sera à la fois fraîche, avec une pointe d’acidité et légèrement épicée pour une vraie découverte de saveurs différentes.
Fraise – tonka – chocolat
Râper et ajouter une demi fève de tonka (jusqu’à une fève entière si on aime beaucoup son goût). On ajoutera des pépites de chocolat (de préférences celles faites pour ne pas fondre dans les cakes) après mise en pot en mélangeant rapidement de sorte qu’elles ne fondent pas. A l’inverse de la confiture précédente, ce mélange rend la confiture très douce, les amateurs du mélange fraise-lime risquent donc probablement de ne pas aimer celui-ci.
 


lundi 12 mai 2014

Bonne fête maman version 2.0


Faire des petits biscuits pour la Fête des Mères, c'est bien. Les faire avec une pâte faite maison, c'est mieux. Mais la vraie grande classe, c'est de les faire avec des emporte-pièces faits maison.

Hé oui, voici les biscuits 2.0, les biscuits personnalisés grâce à notre nouveau joujou: l'imprimante 3D!

L'homme de la maison a craqué il y a quelques temps et s'est (nous a) offert une imprimante 3D. M'armant de ma grande volonté, même si je n'y connaissais rien à l'origine, j'ai décidé qu'il était donc temps de m'initier au design 3D. Et voici donc les premiers essais, j'espère le début d'une longue série de créations diverses et variées (mes idées fourmillent déjà!).























Maman, Belle Maman, Grand Maman... de quoi couvrir tous les rôles. ;-) 

jeudi 8 mai 2014

A la recherche de la génoise parfaite



Génoise… L’évocation de la génoise peut rappeler des expériences extrêmement variées, tant au niveau du goût que de la texture. Tous les amateurs de pâtisseries se seront un jour extasiés sur le biscuit aérien et léger d’un gâteau réussi ou étouffé avec la consistante compacte et sèche d’une génoise ratée.
Forêt Noire, gâteau à la mousse de fruits, biscuit roulé… la génoise sert de base à un grand nombre de pâtisseries. On peut la parfumer, la fourrer d’une crème, la recouvrir d’une mousse, d’un glaçage ou d’une décoration en pâte à sucre. A peu de choses près, le domaine du possible est simplement directement proportionnel à la créativité de la cuisinière.

Donc aujourd’hui  pas de recette de gâteau, juste une recette de génoise et mes petits trucs pour la rendre la plus aérienne et fondante possible. Et je tiens à prévenir à l’avance. Une belle génoise, ça se mérite grâce à la rigueur que l’on a mis à sa confection, donc il s’agit de bien suivre les étapes à la lettre, au moins dans un premier temps. Et comme on dit souvent pour les macarons, mieux vaut tester une première fois avant le jour J car il est fréquent de ne pas réussir LA génoise du premier coup.
Cette recette vous permettra de réaliser une génoise à fourrer. Elle n'est pas adaptée aux biscuits roulés. En diminuant la quantité ou utilisant un moule bien plus grand, vous pouvez utiliser la recette pour faire un fond de biscuit.
À vos fourneaux, je vous surveille ! Et faites moi plaisir, lisez toute la suite avant de vous lancer, les petits trucs sont tout aussi importants que le reste. ;-)

Ce qui nous faut pour une belle génoise pour 8 personnes


La recette et la procédure sont basés sur la recette du Chef Simon, avec quelques différences et précisions
Ingrédients:
8 œufs moyens (env. 53g) à température ambiante
250g de sucre
125g de farine blanche
125g d'amidon (fécule) de froment (Epifin Dr. Oetker)

1 pincée de sel


Ustensiles:
Un saladier ou cul de poule, de préférence en métal pour une bonne et rapide répartition de la chaleur durant la phase de bain marie

Une casserole permettant de poser (mais pas contenir) le saladier
Un thermomètre de cuisson
Un fouet, à main ou électrique
Un tamis à farine (ou passoire fine)
Une maryse (spatule)
Un moule de 25 cm de diamètre (avec une génoise bien montée, on a même du surplus)

Comment on procède


Comme d'habitude, on prépare la totalité des ingrédients et ustensiles avant de démarrer. On prendra soin également de préchauffer le four à 180°C dès que l'on démarre la préparation, grille dans la partie inférieure du four.

Commencer par battre grossièrement les œufs dans le saladier en métal avant d'y ajouter le sucre et bien mélanger.

Mettre le mélange sur le bain marie en continuant à fouetter.
Attention, l'eau du bain marie ne doit JAMAIS toucher le récipient posé sur la casserole. C'est la vapeur d'eau qui va réchauffer notre mélange. On préférera donc être à la limite du petit bouillon mais en tout cas pas l'ébullition!
J'ai choisi un saladier en métal car le métal a le gros avantage de diffuser la chaleur très vite, ce qui va permettre d'arriver plus rapidement à la consistance souhaitée des œufs. Par contre il s'agit de faire très attention et de vérifier constamment la température à l'aide d'un thermomètre pour que les œufs n'atteignent pas plus de 50°C (pour garder une marge). Au dessus, ils risquent de coaguler et si ça arrive, on peut tout jeter, c'est irrécupérable.

Sur le feu, on fouette donc constamment. L'objectif est d'arriver à ce qu'on appelle le "ruban". C'est le moment où le mélange œuf sucre est suffisamment épais et homogène pour dégouliner du fouet comme un long ruban qui relie le fouet au reste de la préparation. 

Dès que l'on obtient cette texture, on peut retirer le récipient du feu et continuer à fouetter pendant que le mélange refroidit pour obtenir une mousse qui gonfle de plus en plus. C'est une étape importante qui permettra vraiment d'avoir une génoise aérienne, donc on persiste jusqu'à bonne consistance. Imaginez une consistance de blancs d’œufs en neige juste avant qu'ils deviennent vraiment fermes, c'est ça.

On va ajouter la farine. Pour ce faire, il y a à nouveau plusieurs règles à suivre.
Premièrement, on mélange farine et amidon au préalable, ça permettra de s'assurer que le mélange soit bien réparti, car on va ensuite mélanger la préparation le moins possible. Incorporer le mélange de poudres en plusieurs fois et au tamis, c'est indispensable pour s'assurer une absence de grumeaux.


Pour incorporer, on utilisera une technique particulière, le "coupage".
Au même titre que l'on doit ajouter des blancs d’œufs en neige à d'autres mélanges avec délicatesse pour ne pas les faire s'affaisser, il faut traiter notre mélange avec tous les égards possibles. Couper consiste à placer la maryse dans le mélange comme si on allait le couper pour soulever la préparation par en dessous et la replier par dessus la farine. Mieux on soulève plus on préserve le côté aérien de la préparation mais attention, il s'agit d'être assez rapides sur cette étape. Manipuler la pâte trop énergiquement ou trop longtemps et on perdra l'air et la génoise s'affaissera.

Couler la préparation dans le moule jusqu'aux 3/4 de la hauteur et mettre au four pour environ 30 minutes. On vérifie la cuisson de la génoise en piquant une aiguille (à tricoter par exemple, moi j'utilise une brochette). Si rien n'y adhère, c'est prêt!

Laisser refroidir un peu la génoise et la démouler pour finir de refroidir sur une grille.

Trucs et astuces autour de la génoise


Utiliser des œufs à température ambiante:
Dans ce cas, on chauffe les œufs  donc la température de départ des œufs est moins importante. Mais on arrivera plus vite à la texture de mousse souhaitée en utilisant des œufs déjà autour de 20°C.

Remplacer une partie de la farine par de l'amidon de froment:
La recette d'origine n'utilise que de la farine, mais en remplacer une partie par de l'amidon de froment aide nettement à la rendre plus aérienne. L'amidon de froment a plusieurs différences avec la farine. Il est de texture nettement plus fine et fond donc nettement mieux dans les préparations. Il est également quasi exclusivement composé de glucides, donc sans protéines ni lipides, ce qui veut notamment dire également sans gluten.
Le gluten est généralement indispensable à une bonne levée de la pâte. Les pâtissières qui cuisinent sans gluten pourront aisément le confirmer. Mais c'est en particulier valable pour les pâtes qui doivent lever, telles que la pâte à pain et la pâte à pizza, qui devront être bien pétries pour que les propriétés du gluten soient correctement activées.
Dans une moindre mesure, les cakes profitent également des propriétés du gluten mais peuvent au contraire devenir plus moelleux en remplaçant une partie de la farine par de l'amidon.
Dans le cas d'une génoise, la majorité de la texture finale tient à une bonne manipulation des œufs  Donc côté farine on a tout à gagner à faire le plus léger possible, d'autant qu'on ne pétrit pas la pâte (bien au contraire!) et donc on n'active pas le gluten.


Choisir et préparer son moule:
La préparation d'une génoise requiert de préférence un moule rigide, on évitera donc a priori le silicone si on veut un biscuit d'une belle forme. Le moule peut être d'une seule pièce, mais l'usage d'un moule à charnière peut grandement aider au démoulage si la génoise a un peu adhéré.
Pour éviter l'adhérence, on va chemiser le moule. Ça consiste à badigeonner le moule de beurre au pinceau avant de recouvrir cette couche d'un peu de farine (fond et côtés!). On tapotera ensuite le moule sur le plan de travail pour bien unifier la couche de farine et décoller l'excédent qu'on retire en retournant le moule. 


Surveiller la cuisson:
A partir de 25 minutes de cuisson, il vaut mieux être à l’affût. La génoise peut être subitement cuite à point en un instant et la laisser trop longtemps risque de l'assécher. Pour vérifier la cuisson, on peut tout d'abord secouer très légèrement le moule. Si le haut de la génoise bouge comme de la gélatine, elle n'est pas encore prête. Si elle est ferme, il s'agit de vérifier la cuisson à cœur avec l'aiguille. Contrairement au souffler, on ne risque rien à ouvrir le four pour vérifier la cuisson. Dès que plus rien n'adhère à l'aiguille on sort le biscuit du four, que l'on soit à 28 ou à 32 minutes de cuisson.

Refroidir et démouler:
Il est indispensable d'attendre que la génoise tiédisse avant de démouler. Plus chaude elle risque de se casser. Si elle a un peu adhéré, on peut délicatement passer ume pointe de couteau fin sur les bords puis retourner le moule sur la grille.
La génoise gonfle en cuisant et ne va donc pas être plate sur le dessus. Pour l’aplatir, on la laisse tout simplement finir de refroidir sur la grille la "tête en bas". Et si nécessaire on égalisera ensuite au couteau à pâtisserie.


Parfumer et teinter une génoise avant cuisson:
Il y a énormément de possibilités pour parfumer une génoise. On préférera néanmoins utiliser le moins de liquides possible. Pour une génoise chocolat, on remplace une part de la farine par du cacao amer. Dans cette recette, 20-30 grammes maximum. On peut également utiliser des arômes concentrés en très petites quantités.
Il est également tout à fait possible de teinter la génoise aux colorants alimentaires. On préférera les colorants en gel, hyper concentrés, qui n'auront pas d'incidence sur la consistance du biscuit.


Parfumer et imbiber une génoise après cuisson:
Pour parfumer ou tout simplement imbiber une génoise après cuisson pour que celle-ci ne sèche pas, on réalisera un sirop (cuire 1 dose de sucre pour 2 doses d'eau, parfum si désiré, refroidir avant usage). On peut badigeonner la génoise avec le sirop mais pour avoir la main légère (génoise trop humide = génoise fichue) et une répartition uniforme, rien de tel que l'usage d'un spray!

Conserver la génoise:
Une génoise peut tout à fait être préparée la veille pour un montage du gâteau le jour suivant. Pour garder son moelleux et éviter qu'elle ne sèche, on la conservera au réfrigérateur dans un sac de congélation hermétique bien fermé.

Couper la génoise et fourrer le gâteau:
Il existe des scies à génoise permettant de s'assurer une découpe uniforme au niveau de la hauteur. A défaut, on utilisera un couteau scie avec beaucoup de délicatesse. Il existe des couteaux scie à tourte, généralement plus fins et flexibles qu'un couteau à pain. Pas besoin de rappeler qu'une génoise est fragile, plus les tranches seront fines, plus il sera difficile de les manipuler sans les casser.
Comme dit dans mon introduction, il existe une multitude de manières d'utiliser la génoise et une multitude de préparations avec lesquelles la fourrer. Il faudra néanmoins veiller à ne pas utiliser de préparations trop liquides qui viendraient détruire la génoise. Mousses fermes, crèmes épaisses, ganaches sont idéales. Et si l'on est certain que la génoise n'a aucun risque de se détremper, ça vaut même la peine de monter le gâteau minimum une bonne demi-journée avant dégustation pour que le biscuit puisse prendre le goût de la préparation.

Glacer d'une génoise:
La génoise se prête bien à tous les types de glaçages.
Pour utiliser de la pâte à sucre, par contre, il y aura quelques règles à suivre.
Premièrement, il faudra badigeonner la génoise d'une substance qui permettra l'adhérence de la pâte, une ganache, ou de la confiture. En évitant à tout prix les substances trop humides (la crème fouettée est à proscrire par exemple) sous peine de voir la pâte à sucre fondre misérablement.
Deuxièmement, le gâteau ne devra pas être replacé au frigo après avoir été recouvert. L'environnement du frigo étant trop humide, elle fondrait à nouveau.


Et voilà, j'espère vous avoir donné suffisamment d'armes pour réussir une génoise et un gâteau parfait. Pour finir, voici le gâteau qui a été réalisé avec la génoise montrée au début. Fourré mousse à la limette et mousse aux framboises avec glaçage au fromage blanc limette teinté de vert. Les papillons sont en pâte à sucre (ils ont très vite misérablement fondu sur le glaçage, c'était à prévoir).



























mercredi 26 mars 2014

Mini baguettes farçies



Il y a des choses qui vous font réaliser que vous êtes sérieusement en train de vieillir...

Le dernier événement qui m'avait mis une belle gifle était de découvrir que la date de naissance d'un potentiel futur stagiaire correspondait à ma première année d'université.

Cette recette m'en mets une nouvelle. Je l'ai apprise durant mes cours de cuisine facultatifs en 7ème année scolaire. A savoir il y a *roulement de tambour* 25 ans! Ouais, prends ça dans la figure et pleure ta jeunesse, la vieille!

Bon, si on oubliait ça et que l'on tournait ça autrement, hein? Voici donc une recette qui fait efficacement ses preuves depuis 25 ans (c'est mieux dans ce sens, ça bonifie!), vite faite et efficace, idéale pour les mamans pressées.

Ce qu'il nous faut pour 4 personnes


4 mini (demi) baguettes
4 CS de crème
200gr de fromage râpé
150gr de jambon (tranches coupées en carrés ou petits dés)
1 oignon hâché
1 gousse d'ail pressée
1 oeuf
Persil frais
2-3 tomates
Sel,poivre

Comment on procède


On commence par creuser les baguettes en faisant une incision en biseau de chaque côté sur toute la longueur. L'objectif est de creuser une cavité dans laquelle on pourra mettre la farce. Retirer la partie superflue doucement avec les doigts, on peut la réserver à un autre usage soit en la cuisant en même temps que les baguettes soit à un autre moment (conservation dans un sac de congélation hermétique).

Imbiber la cavité de chaque baguette avec 1 CS de crème (ou demi-crème, voire lait).

A part, mélanger le fromage râpé, le jambon, l'oignon, l'ail, l’œuf et le persil frais. N'hésitez pas à mélanger à la main, ça reste le plus efficace pour uniformiser. Ajouter sel et poivre selon le goût (pour ma part j'évite le sel, j'ajoute juste du poivre). Les mains seront aussi les meilleurs ustensiles pour farcir les baguettes avec le mélange.

Dresser ensuite des rondelles de tomate sur toute la longueur de la baguette et mettre au four, préchauffé à 220°C. Cuire pendant 10-12 minutes environ, le fromage doit bien fondre et gratiner mais la baguette ne doit pas être trop cuite.

Les baguettes peuvent être mangées chaudes ou froides, avec une salade en accompagnement.


jeudi 13 mars 2014

Chili Sin Carne (sans viande, mais aussi sans complexe)








Après s'en être mis plein les cuisses avec de délicieux cookies (arrête de crâner, toi, là-bas, qui peut t'empiffrer sans grossir!), il est temps de refaire un peu attention à la ligne. Je vous propose donc cette semaine une recette qui a tout pour plaire (à part son absence de beurre!): bonne, rapide, rassasiante et légère. Et en prime, le nombre de points Weight Watchers de la recette!

Cette semaine on parle donc du chili SIN Carne. Sin comme "sans" viande. Vous allez me dire qu'en enlevant la viande à un chili, on a déjà retiré la moitié de l'intérêt, mais non, car on va la remplacer avec du Quorn.

Le Quorn, c'est quoi? C'est un substitut de viande à base de mycoprotéines. A base de champignon, quoi. Sans cholestérol, quasiment sans graisse (pur! attention ensuite aux préparations!), riche en fibres et avec une teneur tout à fait correcte en protéines. Sous forme d'escalopes ou d'émincé ça ressemble plutôt à de la viande blanche, mais dans cette recette on va utiliser le hachis.

Moi végétarienne? Pas du tout, mais je suis tombée sur le Quorn en cherchant un substitut à la viande le soir, en période de perte de poids. Au fil du temps, nous avons également pris l'habitude d'éviter la viande le plus possible en semaine pour nous approcher du concept de "végétarien de semaine". Ca paraîtra peut-être absurde aux vrais végétariens, surtout ceux qui le font par conviction, mais en attendant c'est toujours mieux que rien.

Bon allez, assez parlé, la recette. Vous verrez que c'est assez copieux. Mais s'il y a des restes, ça se réchauffe très bien.

Ce qu'il nous faut pour 4 personnes


2 paquets de hachis de Quorn, 460gr
(celui de la M***** de préférence)
2 oignons hachés
2 boîtes (800gr) de tomates concassées
600gr de haricots rouges Kidney
(je fais la recette avec des haricots en boîte, avec des haricots secs, les faire tremper ce qu'il faut avant)
2 CS de fromage à tartiner ail et fines herbes allégé
2CC d'huile d'olive
sel, paprika selon les goûts

Comment on procède


Badigeonner le fond d'une poêle à bord haut avec l'huile. Commencer par y faire revenir le hachis avec les oignons hachés jusqu'à ce que le tout soit bien grillé. Y ajouter ensuite les tomates concassées et laisser mijoter une dizaine de minutes.

Ajouter les haricots rouges ainsi que le fromage à tartiner qui fondra doucement dans la sauce, laisser mijoter encore 5 minutes. Ajuster le goût avec le sel et le paprika. Attention à bien goûter avant car le fromage à tartiner déjà assaisonné peut suffir à certains goûts (personnellement je n'ajoute que du paprika).

Et voilà, simple, vite fait, et plutôt bon. Idéal pour un jour de semaine un peu à la bourre.

Le nombre de points Weight Watchers? 21 propoints pour la totalité, soit 5pp par portion.


mercredi 5 mars 2014

Le temps des cookies



Actuellement je suis en pleine crise de cookies. Ma balance n'y trouve pas mon compte mais mon moral si, et parfois celui de ceux et celles qui se retrouvent devant ma boîte magique.

Cookies, donc. Et deux recettes pour le prix d'une histoire d'en avoir pour tous les goûts. Mais pas question de tenter le grand classique aux pépites de chocolat. Je ne suis pas folle, je sais que me mesurer aux cookies fondants de Michel et Augustin est une bataille perdue d'avance (si vous n'avez jamais goûté, passez votre chemin pour rester sains d'esprit - pour les autres, bienvenue dans l'Enfer des kilos et le Paradis du goût).

Les premiers, tous blancs, sont au goût citron très prononcé, car je sais pertinemment que c'est la condition pour qu'ils plaisent à mon mari très pénible avec les douceurs. ;-). Je me suis librement inspirée de la recette de LDSLiving, mais au vu des commentaires j'ai préféré tripler la dose de citron... et ajouter du chocolat blanc pour la douceur.

Les deuxièmes, très chocolat mais pas n'importe lequel puisque ce sont des cookies à l'Ovomaltine, en raison de l'amour immodéré que je voue à cette divine substance depuis ma deuxième grossesse. A nouveau, je me suis librement inspirée d'une autre recette trouvée chez Swissmilk.

lundi 17 février 2014

Filets de caille (ou de poulet) en croûte de noisettes sur crème de poireaux



Pendant longtemps la St-Valentin était pour moi un passage obligé. Sortie au restaurant obligatoire parce que... parce que c'est ce qu'on fait un soir de St-Valentin! Et les années aidant (ainsi sûrement que le fait qu'avec deux enfants, s'organiser une St-Valentin en amoureux est tout de suite plus compliqué et plus coûteux, babysitter oblige), l'obligation morale n'en est plus une. On est finalement pas si mal à la maison, même si c'est du coup moi qui me colle aux fourneaux.

Pour faire simple mais quand même un peu spécial, j'ai ressorti une recette déjà concoctée en entrée durant les dernières fêtes de Noël. Enfin presque, car la recette d'origine se fait avec des filets de caille, alors que cette fois j'ai utilisé des mini-filets (aiguillettes) de poulet.

Pour la petite histoire, j'ai appris cette recette il y a trois ans lors d'une sortie "team building" d'entreprise. Une soirée plutôt amusante où les huit membres du département ont joué les cuistots. Trois ans après alors que je la refais, je suis la dernière survivante de l'équipe... Mais bon, allez, n'épiloguons pas. La VRAIE petite histoire amusante derrière cette recette c'est qu'elle a été concoctée par un cuisinier bernois qui manie bien mieux la poêle et le bääääääääääärnertütsch (oui, suisse allemand de Berne est sensé être lent!) que le français et qui donc nous avait très gentiment traduit sa recette avec Google Translate.

Petits florilèges:

"La caille avec du sel et du poivre, amidon de maïs, à son tour, tirer au travers fouettée affaires oeufs dans le Mandelpanade et pressez bien."
(Voui alors je crois que j'ai tout bon, même si je me vois mal tirer au travers d'une affaire d'oeufs fouettés)

"Coupez les poireaux en fines lanières, les blanchir à l'eau salée et immédiatement mis hors tension."
(Ah, vous ne saviez pas que les poireaux sont des conducteurs d'électricité très performants?)

Bref! Je vais vous fournir la recette en bon français dans le texte. C'est un met facile à faire, en entrée comme en plat principal, avec juste ce qu'il faut de touche particulière pour en faire quelque chose dont on se souviendra.

mercredi 12 février 2014

La VRAIE carbonara!


Pas facile de savoir avec quoi démarrer un blog. J'ai des tas de recettes en réserve, des tas de trucs à partager et pas forcément des photos pour tout. Mais allons-y, lançons-nous!

Aujourd'hui on va donc parler de la VRAIE carbonara...

Quand je dis "vraie", c'est qu'en tout cas en Suisse, malgré le fait que l'on soit un pays limitrophe de l'Italie avec une population italienne importante, il faut se lever tôt pour manger une carbonara telle que l'on peut la trouver chez nos gourmands voisins. Le problème de la carbonara suisse (et ailleurs)? La crème! La vraie carbonara n'a aucune crème ajoutée! Non non, pas même une larme!

Il m'a fallu un voyage à Rome pour le découvrir mais désormais plus aucun plat de pâte carbonara maison n'aura de crème. Et en plus d'être du coup aussi bien plus léger, c'est également plus goûtu.

Tour de chauffe

Ca y est, je me lance et ouvre mon blog! Oui je sais tout le monde le fait, rien d’original… Et puis la plupart des bloggeurs ne sont pas lus ou écrivent pour une poignée de copains qui ne lisent que pour faire plaisir. Hé bien vous savez quoi ? Tant pis ! Avec un peu de chance certains de mes fils serviront à des connaissances ou des illustres inconnus et c’est tant mieux. Si ce n’est pas le cas, ça aura au moins eu le mérite de me faire plaisir sur le moment.

De quoi va-t-on parler alors ? Essentiellement de cuisine et de ces petites choses que j’essaie et que j’aime à partager, d’abord avec les gens qui les mangent, et ensuite maintenant avec les gens qui les liront. Je ne m’estime ni brillante en cuisine ni d’ailleurs cuisinière émérite, mais je fais parfois des trouvailles intéressantes, chez les autres ou dans ma propre tête. Parfois d’autres idées sont appliquées hors de la cuisine, donc on en sortira aussi de temps en temps.

Et moi, qui suis-je ? Une maman de deux petits loups qui allie famille et travail et qui donc n’a pas toujours le temps de vraiment bien cuisiner. C’est peut-être pour cela que quand je le fais je m’applique généralement à le faire bien. ;-) A mes heures j’aime aussi écrire, ce qui m’arrive bien trop rarement et explique l’idée de ce blog pour assouvir quelques envies supplémentaires.