Pas facile de savoir avec quoi démarrer un blog. J'ai des tas de recettes en réserve, des tas de trucs à partager et pas forcément des photos pour tout. Mais allons-y, lançons-nous!
Aujourd'hui on va donc parler de la VRAIE carbonara...
Quand je dis "vraie", c'est qu'en tout cas en Suisse, malgré le fait que l'on soit un pays limitrophe de l'Italie avec une population italienne importante, il faut se lever tôt pour manger une carbonara telle que l'on peut la trouver chez nos gourmands voisins. Le problème de la carbonara suisse (et ailleurs)? La crème! La vraie carbonara n'a aucune crème ajoutée! Non non, pas même une larme!
Il m'a fallu un voyage à Rome pour le découvrir mais désormais plus aucun plat de pâte carbonara maison n'aura de crème. Et en plus d'être du coup aussi bien plus léger, c'est également plus goûtu.
Ce qu'il nous faut par personne
1 oeuf + 1 oeuf pour le plat, donc 2 oeufs pour 1 personne, 3 oeufs pour 2, 4 oeufs pour 3, etc.
2-3 bonnes CS de parmesan ou de peccorino
(pour moi c'est parmesan, je ne suis pas copine avec les brebis)
2-3 tranches de pancetta
(ou plus traditionnellement du guanciale, évitez les lardons, pas assez fins, tant au propre qu'au figuré)
sel et poivre (du moulin)
en option:
une petite échalote émincée fin (certains italiens n'approuveront pas!)
* On me pardonnera la liberté prise en évitant de mettre un "s" à la fin de mots qui sont déjà au pluriel en italien (au singulier spaghetto et tagliatella ;-) )
Comment on procède
La carbonara, ça se prépare avec attention et amour. Pas question de se laisser dépasser parce que les pâtes sont prêtes et qu'il faut faire vite. NON! Avant de se lancer, on PRÉPARE!
On met à bouillir une bonne casserole d'eau, une casserole où les pâtes auront tout loisir de s'épanouir et de prendre de la place parce que sinon on va se retrouver avec un amas tout collé. On notera aussi qu'on ne sale pas l'eau avant qu'elle soit en train de bouillir. S'il vous faut une bonne raison à cela, notez simplement que ça évite notamment au fond des casseroles de marquer.
Pendant ce temps, et AVANT de faire cuire les pâtes, on prépare le reste. La pancetta est hâchée grossièrement et réservée. On va la mettre à dorer doucement dans une poêle sans y ajouter d'huile. A dorer, car l'objectif est qu'elle devienne légèrement croustillante sans pour autant devenir dure et sèche. A ce stade, profitez de laisser promener le nez sur la poêle (euh non, pas trop près!), ça sent divinement bon! Pendant que ça dore, on peut préparer le reste.
Si on a choisi d'utiliser de l’échalote pour tenter une variante, celle-ci va dorer avec la pancetta.
Les oeufs, on les bats avec amour et énergie (et accessoirement un robot ménager pour les plus fénéants comme moi) dans un contenant suffisamment grand pour ensuite aussi accueillir les pâtes. Certains n'utilisent que le jaune, j'avoue utiliser généralement l'oeuf entier, ou alors moitié entier, moitié jaune seulement. A vous de voir ce qui vous convient le plus. Les oeufs doivent se faire mousseux et aérés. Lorsqu'ils sont prêts, on ajoute le parmesan (ou peccorino) et on continue à battre un peu.
C'est seulement maintenant que l'on met à cuire les pâtes dans l'eau bouillante. On veut des pâtes aldente, alors pour y parvenir, regardez le temps de cuisson conseillé sur le paquet et enlevez une minute.
Ça y est, les pâtes sont prêtes. Avant de les égoutter on va prélever 4-5 CS d'eau de cuisson que l'on ajoutera aux oeufs (on mélange encore).
Et là il faudra aller vite. Les pâtes n'ont pas besoin d'être égouttées plus qu'approximativement, au contraire, on ne veut pas qu'elles sèchent. Elles ne doivent pas non plus refroidir. Alors hop, dès que la majeure partie de l'eau s'en est allée, on les transfère dans le saladier avec les oeufs et le parmesan et on mélange, on mélange, on mélange... Mais avec douceur! Ce que l'on veut c'est que le mélange oeufs/parmesan coagule doucement sur les pâtes mais pas complètement et que celles-ci se retrouvent bien enduites de la préparation. On ajoutera ensuite la pancetta en mélangeant encore un peu avant de servir dans les assiettes creuses.
Mon petit truc en plus
Une bonne carbonara mérite d'être bien poivrée pour développer tout son arôme. Mais pas n'importe comment non plus!
Premièrement, on n'utilisera QUE du poivre du moulin grossièrement hâché. Le poivre moulu n'est pas négociable! Deuxièmement, quoi qu'en disent certains, le poivre doit s'ajouter tout à la fin! Ça évite au plat de développer de l'amertume.
Et voilà! Une chose est certaine, c'est qu'en règle générale, quand on goûte à cette carbonara là, on ne veut plus jamais entendre parler de la carbonara à la crème.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire